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après le déluge Noé cria vers son Seigneur, et dit : Ô mon Seigneur ! Mon fils est des miens ; tes promesses sont véritables, et tu es le meilleur des juges. - O Noé ! Reprit Dieu, il n’est point des tiens. Ce que tu fais est une action injuste. Ne me demande point ce que tu ne sais pas. Je t’avertis, afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants. (Coran, 11, 45-46) Quand Noé construisait l’Arche, obéissant Au commandement qui lui vint du Tout-Puissant, Son peuple le raillait : « Gare à la tempête ! Es-tu donc charpentier, Noé, ou prophète ? Pourquoi est-il si loin de la mer, ton vaisseau ? Çà ! Pour le construire, tu dois être bien sot ! » Noé leur répondait comme un homme qui prie : « Pour nous aussi vous êtes un objet de raillerie. Malheureux ! Vous courez tous à votre trépas ! Dieu m’a envoyé, mais vous ne l’écoutez pas ! Le jour viendra, et quand criera le Déluge, En vain, loin de Dieu, vous chercherez un refuge. » Le jour terrible vint. Sous le ciel sans rayons, La mer, comme si elle était remplie de lions, Rugissait sombrement. Dans l’Arche montèrent Des couples d’animaux qui peuplaient la terre Et qui étaient plus que les fidèles nombreux. Noé appela son fils dans les flots ténébreux Aussi grands que le sont de grandes montagnes : « Monte avec nous, il faut que tu nous accompagnes, Fils, ou tu périras avec les mécréants ! » L’océan devenait de plus en plus géant, Mais le fils de Noé répondit à son père : « Je chercherai une grotte salutaire, Je m’y cacherai et j’y serai à l’abri. » « Viens, répéta Noé, viens, mon fils chéri ! Car de Dieu, qui en ce moment nous regarde, Rien ne te sauvera, sauf sa miséricorde ! » Le jeune homme fougueux bientôt fut englouti Par les flots sans merci, et le vaisseau partit Loin de la destruction qui frappait le monde. Dieu ordonna : « Fermez-vous, cieux ! Bois ton onde, Terre ! », et le vaisseau de lui-même s’arrêta. Noé, désespéré, dans la boue se jeta, Et prosterné devant Dieu, pria : « Ô Maître ! Tu juges toujours avec équité tes êtres, Tes promesses sont vraies, et tout t’appartient, Daigne épargner mon fils, car il est des miens ! » Il entendit de Dieu la réponse auguste : « Noé, ne me prie pas, ta demande est injuste. Ton fils n’est pas des tiens, il ne t’a pas suivi, Et pour cette raison, il t’a été ravi. Tu ignores le sens des vœux que tu formes, Et moi je t’avertis et je t’en informe Pour que tu ne sois pas parmi les ignorants. » Noé se repentit : « À mon esprit errant, Seigneur, pardonne, car ta pitié est grande, Dit-il, et ne permets pas que je te demande Ce que je sais pas ». Dieu reprit : « Sois béni, Noé. Certains que tu vois ici réunis Le sont aussi ; d’autres connaîtront les jouissances |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 2 octobre 2020
Après le Déluge
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