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La quête d'abraham Abraham dit à son père Azar : Rendrez-vous à des simulacres le culte qui n’est dû qu’à Dieu ? Vous êtes, vous et votre peuple, dans de profondes ténèbres. (Coran, 6, 74) Abraham dit à son père Azar : « Tu adores Des idoles que tu fais et que tu implores. Toi et ton peuple, vous êtes des égarés. » Et par la vérité loin de lui attiré, Il alla contempler le ciel beau et sans voile Et où il vit reluire une grande étoile. « Voilà mon dieu », dit-il. L’étoile disparut. « Mon dieu ne disparaît pas », dit-il, car il sut Que Dieu est éternel et jamais ne change. Il vit la lune qui brillait, œil étrange, Et pensa : « C’est elle, mon dieu ». Mais il marcha Et la lune, devant lui, bientôt se coucha. Alors, désespéré, Abraham fit comme elle. Le lendemain il vit – la journée était belle – Le soleil qui trônait au firmament radieux, Et s’écria : « Cela est plus grand, c’est mon dieu ! » Or le soleil ayant fini sa carrière, Le ciel en éteignit bientôt la lumière. Abraham dit alors à son peuple : « Écoutez ! Vos dieux sont de faux dieux. De cela vous doutez, Mais moi, j’en suis certain et vous dis sans mystères Que j’adore un seul dieu. Du ciel et de la terre Il est le créateur sage et tout-puissant, Et ma main n’offrira point, peuple, d’encens Aux idoles que vous créez, que je renie. » Ce furent, alors, des disputes infinies. Abraham répondit à son peuple, étonné : « Ces dieux, que vous avez vous-mêmes façonnés, Ne m’ont point éclairé quand j’étais livide, Car dans les ténèbres c’est Dieu qui me guide, Et sa science embrasse toute la création. Vous suivez vos erreurs, vous suivez vos passions ! Êtes-vous aveugles, tous autant que vous êtes ? Je ne crains point vos dieux, mais de ce que vous faites, Vous devez vous-mêmes trembler, hommes épais ! |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 19 septembre 2020
La quête d'Abraham
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