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LA foi des magiciens Nous devons tous retourner à Dieu, répondirent les magiciens. Nous avons cru aux prodiges dont nous avons été témoins : voilà le crime qui nous attire ton indignation. Seigneur, répands sur nous la patience, et fais que nous mourions croyants. (Coran, 7, 124-126) Dieu envoya Moïse avec son frère Aaron, Ses deux messagers, à la cour de Pharaon, Et il leur commanda : « Portez ma parole Et dites à ce tyran qui se déclare idole Qu’il doit se repentir, que je suis le seul dieu Et que je suis sévère et miséricordieux. À lui et à sa cour montrez mes grands prodiges. » La cour de Pharaon était un vertige : L’or, l’encens, le festin, y étaient répandus. « Esclaves, serviteurs, avez-vous entendu ? S’écria Pharaon en riant. Ces deux hommes Viennent me dire que dans le monde où nous sommes Il n’y a qu’un seul vrai dieu, et que ce n’est pas moi ! Aaron et Moïse, en quoi avez-vous foi ? » Moïse répondit : « Notre dieu et maître Créa le ciel, la terre, ainsi que tous les êtres, Et s’assit sur son trône. » « Où est-il, votre dieu ? Demanda Pharaon. Répondez sans mystères. » « Il est au-dessus des sept cieux et des sept terres, Répondit Moïse, et règne sur l’univers. » Et Pharaon railla : « Haman, pour monter vers Le dieu de Moïse, sa déité rêvée, Construis-moi une tour qui soit bien élevée ! Moïse, si tu viens dire la vérité, Montre-nous un miracle. » Et Moïse, irrité, Devant toute la cour jeta sa baguette Qui devint un serpent, effrayante bête, Puis tira de son sein sa main toute blanche. On en fut stupéfait. Pharaon, en revanche, Dit : « Ces deux hommes sont sûrement des enchanteurs. Ils veulent vous faire quitter, ces imposteurs, Votre terre, et que vous soyez leurs disciples. Courtisans, que faut-il faire ? » « C’est fort simple, Lui répondirent-ils, notre art est fort ancien, Et nous avons de plus habiles magiciens. Amène-les ici, et qu’ils soient très doctes. » Les magiciens vinrent et dirent : « Faisons un pacte, Pharaon, serons-nous par toi récompensés ? » « Vous le serez bien plus que vous ne le pensez ! Familiers de ma cour et serviteurs fidèles, Pharaon n’oubliera jamais votre zèle. » Répondit Pharaon. « Veux-tu jeter d’abord ? » Demandèrent-ils à Moïse. « Non ». Alors Ils jetèrent tous leurs baguettes et leurs cordes Qui semblaient vivre. « Dieu plein de miséricorde, S’écria Moïse, venez à mon secours ! » Il jeta sa baguette, et devant cette cour, Elle devint aussitôt un serpent énorme Et qui des magiciens dévora les charmes. Humiliés, ils tombèrent à genoux devant Dieu Et dirent à Pharaon : « Tout cela vient des cieux. Notre dieu est le dieu d’Aaron et de Moïse. » « Vous croyez sans que je ne vous y autorise ! S’écria Pharaon. Funestes comploteurs ! Vous serez tous châtiés comme il sied aux menteurs. Je vous ferai couper mains et pieds. Ensuite Vous serez crucifiés aux troncs des palmiers. Vite, Reniez ce faux dieu pour être pardonnés. » Mais ils répondirent à Pharaon étonné : « À Dieu nous retournons. Fais ce que tu veux faire, Car nous ne craignons pas ta faible colère. Dieu, pardonne-nous et rends-nous forts et patients, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 20 septembre 2020
La foi des magiciens
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