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RE-mélancolique mer que je ne connais pas...
D’après le poème « Mélancolique mer que jene connais pas...» de Jean Moréas (1856-1910) duquel je ne garde ici que la
première strophe
Mélancolique
mer que je ne connais pas,
Tu
vas m’envelopper dans ta brume légère,
Sur
ton sable mouillé je marquerai mes pas,
Et
j’oublierai soudain et la ville et la terre.
Tel
un mort qui rêve de mille enchantements,
Tu
m’envelopperas de ton linceul humide
Jusqu’à
la grève tu pousseras lentement
Les
cadavres de mes rêves pleins de rides ;
Je
me reposerai sous tes pesants flots noirs,
Je
serai purifié par tes vastes ondes,
Et
je m’endormirai sans douleur ni espoir,
Auprès
de tes trésors rouillés, mer profonde.
Tes
poissons rapides, spectres de l’océan,
Passeront
tous dans les orbites de mon crâne,
Et
il sera jeté, ô mer, dans ton néant,
Pareil
à une fleur étrange qui se fane.
Les
algues pousseront ainsi que les coraux
Dans
mon crâne cassé, jardin de l’abîme
Que
ne peuvent embaumer les doux parfums floraux,
Immobile
dans sa solitude sublime.
Tu
viendras m’emporter, mer, jusqu’à l’absolu,
Jusqu’au
néant où tout est calme et limpide,
Comme
une feuille morte, un jour où il a plu,
Est
emportée par la tempête rapide.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 1 août 2020
Re- Mélancolique mer que je ne connais pas...
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