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RE-pendant que votre docte main
D’après
le poème « Pendant que votre main docte » de Rémy Belleau
(1528 – 1577), duquel je ne garde ici que la première strophe.
Pendant
que votre main docte, gentille et belle
Va triant dextrement les odorantes fleurs
Par ces prés émaillés en cent et cent couleurs,
Par le sacré labeur de la troupe immortelle,
Je
ne contemple ni les fleurs ni les branches
Ni
le ruisseau léger, ni le soleil radieux,
Car
je ne vois, parmi tout ce qu’a créé Dieu,
Que
les doigts de ta main comme un nuage blanche !
Et
elle cueille aussi les cœurs et les âmes,
Sans
trembler de l’épine et sans trembler du feu,
Quand
le matin reluit, tu prends ce que tu veux
Que
tu emportes dans tes serres de femme !
La
fleur qu’avec grâce tu prends et tu respires
Est
moins parfumée que tes cheveux et ta chair,
Tu
es si fragile que tu sembles un peu d’air
Et
si belle que tout pâlit de ton sourire !
Une
jeunesse armée comme toi de roses
Conquiert
des royaumes et fait tomber des rois,
La
douceur n’est jamais séparée de l’effroi,
Quand
on connaît l’esprit des êtres et des choses ;
Cueille donc cette fleur magnifique et sans vie
Et
qui se meurt dans le linceul de tes doigts blancs,
Tandis
que le printemps te regarde, tremblant
De
voir toutes ses fleurs à la terre ravies.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 15 mai 2020
Re-Pendant que votre main docte
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