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mercredi 4 avril 2018

Conte: Les extraordinaires aventures du rusé voleur (Partie XIX)


CONTE: LES EXTRAORDINAIRES AVENTURES DU RUSÉ VOLEUR (PARTIE XIX) 



XIX. Ce que devint Pornic après son voyage

L’exploit du fin voleur, bientôt connu, pousse
Toute la justice du pays à ses trousses,
Et avec son épouse ils se voient obligés
De voyager très loin, et en sont affligés.
Pornic, pour s’amuser dans son exil, préfère
Se remettre sans plus tarder en affaire
Et à de nouvelles proies jouer de bons tours.
Chez un évêque il va frapper deux fois, un jour,
L’évêque lui ouvre : « Que voulez-vous, brave homme ? »
Et Pornic lui répond : « Dans le monde où nous sommes,
Dieu bénit les cléments, les bons, les généreux.
Je ne suis, mon père, qu’un pauvre malheureux
Qui veut entrer chez vous comme domestique. »
« Hélas, mon pauvre ami, c’est bien problématique !
Je n’ai besoin d’aucun valet en ce moment,
Sauf si tu sais garder des vaches... » « Et comment !
J’ai justement été berger comme mon père. »
« Combien demandes-tu ? » « Une chose peu chère :
Juste avoir où dormir et avoir à manger. »
« Eh bien ! dit l’évêque, content de l’étranger, 
Dans ce cas je te prends. » Pornic soigne les vaches
Et même les chevaux, travaille sans relâche,
Couche de bonne heure, le soir prie, toujours pieux,
Les saints du paradis, la bonne Vierge, Dieu.
L’évêque est prêt à le croire un saint lui-même
Et comme un bon ami désormais il l’aime
Et est épris de ses ineffables vertus.
Il lui demande un jour : « Comment t’appelles-tu,
Mon ami ? » Et Pornic réfléchit et hésite
Et semble devenu muet comme un ermite.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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