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lundi 2 avril 2018

Conte: Les extraordinaires aventures du rusé voleur (Partie XVII)


CONTE: LES EXTRAORDINAIRES AVENTURES DU RUSÉ VOLEUR (PARTIE XVIi) 




XVII. De quelle façon Pornic échappa de nouveau au sort qui l’attendait

« Qu’as-tu fait ? demande le marchand, pour être
Puni comme les meurtriers et les traîtres ? »
« Rien ! on m’a enchaîné dans ce sac inhumain
Car de la princesse j’ai dédaigné la main ;
Comme je ne l’aimais pas, le roi son père
M’a condamné ainsi pour venger sa très chère. »
« Quoi ! s’écrie le marchand, tu as donc refusé
Une main royale qui daigne t’épouser !
Ah çà, tu es bien sot, mon ami, sans doute ! »
« Oui, cette bêtise est la plus grande de toutes,
Mais délivre-moi, ou je serai bientôt mort. »
Le marchand le délivre, et Pornic du sac sort
Et dit à son marchand : « Ah ! merci, noble homme !
Si tu veux que le roi son prince te nomme,
Prends ma place, et surtout dis aux deux serviteurs :
Oui, messieurs, j’y consens. » Le marchand au voleur
Dit : « Moi, prince ? Merci ! C’est le plus grand service
Qu’on m’ait rendu. » et dans le sac il s’immisce.
Les deux domestiques reviennent, remettant
Le sac sur leurs épaules et de rien s’inquiétant.
Arrivés sur le bord de la grande rivière,
Ils entendent crier une sourde prière :
« Oui, messieurs, j’y consens ! Oui j’y consens, messieurs ! »
« Eh bien ! dit le seigneur, tes cris sont délicieux !
Tu y consens ? Je suis ravi de l’apprendre. »
Et le pauvre marchand, sans attendre,
Est violemment jeté à l’eau et noyé
Et remplace Pornic, ayant bien cher payé
Son vœu d’être marié à la belle princesse
Et de devenir roi grâce à ses caresses.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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