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mardi 20 mars 2018

Conte: Les extraordinaires aventures du rusé voleur (Partie VIII)


CONTE: LES EXTRAORDINAIRES AVENTURES DU RUSÉ VOLEUR (PARTIE VIIi) 





VIII. Pornic et les deux gardiens

Connaissant bien Pornic, les deux serviteurs lient
La vache du seigneur par les cornes, n’oublient
Pas de tenir en main une corde chacun.
« Qu’il vienne, s’il l’ose, nous voler, ce faquin ! »
Disent-ils, et jusqu’à minuit ils attendent
Sans faire le moindre bruit, et s’entendent
A rester éveillés et à ne point dormir.
Le fin voleur, couché, observe sans frémir
Tout ce qui se passe, restant aussi alerte.
Une heure sonne. « Il fait froid ! » « Quelle découverte ! »
Raille l’autre garde. « Garder cet animal
Me fatigue, et il ne me ferait point de mal
De dormir. » « Moi aussi ! » « L’heure est bien tardive,
Pornic ne viendra pas ! Si jamais il arrive,
Reprend le gars, par nos bâtons hospitaliers
Il sera accueilli. » « Tu veux dire plié !
Dit l’autre, qui n’entend point les métaphores,
Va dormir, mon ami, je veillerai encore,
Et dans deux heures tu veilleras à ton tour,
Puis moi, ensuite toi, jusqu’au lever du jour. »
Pornic, une heure après, entre dans l’étable.
« Camarade, n’as-tu rien vu ? » « Rien » « Ce diable
Va peut-être venir, va vite te coucher,
Car s’il ne vient pas, on ne va pas le chercher. »
Le fin voleur maintenant est seul. Il attache
La vache noire dans un champ et se cache.
Le premier gardien vient. « La vache est-elle là ? »
« Oui », lui répond Pornic. « Compagnon, tu es las,
Va donc te reposer et laisse-moi faire. »
« Prends la corde et ne dors pas. » « Je préfère
Demeurer éveillé et gagner mes écus.
Ne crains rien, va dormir, car Pornic est vaincu. »

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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