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samedi 17 mars 2018

Conte: Les extraordinaires aventures du rusé voleur (Partie V)


CONTE: LES EXTRAORDINAIRES AVENTURES DU RUSÉ VOLEUR (PARTIE V) 



V. Pornic et le meunier

La femme du bon Jean en colère se mit,
Mais son mari lui dit : « Pornic est mon ami,
Demain nous aurons notre argent sans attente,
Il n’a qu’une parole, et tu seras contente. »
Le lendemain Pornic se lève au point du jour
Et à la rivière la plus voisine court,
Sans oublier un sac qu’il remplit de sable.
Il heurte la porte du moulin : « Par le diable !
Meunier que Dieu confonde, ouvre, ce sac est lourd ! »
Le meunier connaît le voleur et fait le sourd
D’abord, puis ouvre et lui dit : « J’ai fort à faire,
Que veux-tu, fin voleur ? » « Sans vouloir te déplaire,
Moudre ce grain maintenant, car je suis bien pressé,
Et en venant te voir ce matin j’ai laissé
La huche aussi vide que mon pauvre ventre,
Où rien de bon depuis hier soir n’entre,
Ce qui est, conviens-en, mon ami, alarmant. »
« Je t’ai dit que j’ai fort à faire en ce moment. »
« Allons, allons, meunier du diable, sois tendre,
Car le pauvre ventre crie et ne peut attendre. »
Tout en causant Pornic entre dans le moulin
Et dépose son sac de beau sable blanc plein
A côté de beaucoup d’autres, pleins de farine
De bonne qualité, qui ravit les narines.
Le meunier s’écrie : « Sors donc d’ici, fin voleur,
Ou je te promets qu’il t’arrivera malheur ! »
Et va chercher un gros bâton pour faire entendre
Raison à son fâcheux, qui en jurant, damnant,
Prend sur ses épaules un sac appartenant
Au seigneur du pays, et revient au plus vite
A la maison de Jean, qui l’attend et s’irrite.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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