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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE VIiI)
VIII. Les conseils que donna l’âne gris à Bertel,
quand ils arrivèrent au palais aérien
Après avoir erré dans le désert mortel
L’âne gris s’arrête, et il demande à
Bertel :
« Que voyez-vous ? » « Les
rocs et le ciel, mer sans voiles. »
« Plus loin, que voyez-vous ? »
« La lueur d’une étoile,
Les rayons du soleil...non, je n’y
comprends rien ! »
« Ce que vous voyez, c’est le
palais aérien,
Plus dangereux que l’autre et aussi plus
immense,
Et dont les monstres n’ont aucune
clémence,
Reprend l’âne savant, c’est un château
fait d’or,
Un Trolle à neuf têtes qui jamais ne s’endort
Y garde captive la belle princesse,
Et les bêtes de la terre gardent sans
cesse
L’entrée de ce château. » « Peut-on
les écarter ? »
Demande Bertel. « Non. » « Peut-on
les éviter ? »
« Non. » « Que ferai-je
alors ? Je cours à ma perte ! »
« Il faut être prudent et rester
alerte ;
Tous les jours à midi, c’est l’heure du
sommeil
Pour ces bêtes qui mangent et qu’endort
le soleil.
Profitez de ce temps pour remplir aux
deux sources
Vos flacons, rapidement et au pas de
course,
Oubliez les marbres et les reflets
dorés,
Ou vous allez être sur-le-champ dévoré. »
Bertel le remercie. A midi, il arrive
Devant le château d’or où est sa
captive.
Les animaux dorment et il passe au
milieu d’eux
En tremblant, néanmoins, de ces monstres
hideux,
Sans leur marcher sur les queues ou sur
les pattes.
Bertel remplit ses deux flacons à la
hâte,
Il oublie les conseils, les fauves irrités,
Et croit qu’il a le temps qu’il faut
pour visiter
Le château qui reluit ainsi qu’une
flamme
Et où est captive la belle jeune femme.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2208.
mercredi 5 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie VIII)
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