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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE Ii)
II. La découverte que fit Bertel dans la forêt, et
le présent de la vieille femme
Bertel en regardant, non loin de l’herbe
verte,
Fit une bien étrange et douce
découverte :
Suspendu à un arbre, il trouva le
portrait
D’une jeune fille de son âge, aux beaux
traits,
Si belle que ses yeux rendraient fou le
plus sage
Et que les siens ne quittaient pas son
visage.
Pour le contempler, il détacha le
tableau.
La vieille, sortant de l’air ou sortant
de l’eau,
Vint lui dire, comme elle avait dit à
ses frères,
Que depuis cent ans elle avait faim. Ses
prières
Émurent le jeune homme au bon cœur, qui
lui dit :
« Ma pauvre grand-mère !
comment est-ce qu’on vit
Cent ans sans rien manger ! Je suis
pauvre moi-même,
Mais vous semblez l’être plus moi, et
plus blême.
Ce que j’ai – on ne peut l’appeler un
repas –
Est à vous ; je ne vous le
refuserai pas. »
La vieille lui sourit : « Je
suis immortelle
Et j’ai de grands pouvoirs magiques,
reprit-elle,
Tu es bien le premier à ne point
m’offenser,
Je t’aiderai et je vais te récompenser.
Prends ce peloton de laine ; si tu
le roules
A tes pieds, rapide comme une eau qui
coule,
Où tu veux ici-bas tu pourras voyager.
Mais laisse ce tableau ; tu seras
en danger
Si tu l’emportes avec toi. »
« Ma bonne grand-mère,
Répondit Bertel, mon âme serait amère
Si je ne l’emportais pas ; j’en
suis amoureux !
Un tel sacrifice serait trop douloureux.
Je ne m’en séparerai pas. Que la mort
m’emporte !
Ce présent m’ouvrira sans doute bien des
portes,
Merci, charitable et bonne femme, et
adieu. »
Et il sortit des bois sous le soleil
radieux.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2208.
mercredi 28 juin 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie II)
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