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CONTE: L'USTARIA DI I FIGLI DI U DIAULI (PARTIE IiI)
III. Comment Antonarello, grâce aux conseils de la
sainte Vierge, fut sauvé d’un trépas certain
Le voyageur trouva une bien belle route.
« Dois-je la prendre ? »
se dit-il, et plein de doute,
Le céleste conseil lui traversa l’esprit,
Et sans qu’il ne le sût grand bien lui
en prit :
Au détour du chemin des voleurs
attendaient
Qui hormis la bourse rien ne demandaient
Et qui l’auraient tué donc
infailliblement
Et dépouillé de tous ses francs
ignoblement.
Quelques jours après, il vit des gens
qui étaient
En querelle, et qui sur la route se
battaient ;
« Il faut les séparer ! »
pensa-t-il, mais songea,
Bien qu’apaiser cette querelle le
rongeât,
A ne point se mêler des affaires des
autres,
Et passa son chemin en les laissant se
battre.
Il en fut bien heureux : les
furieux querelleurs
Se battirent avec tant de sauvage valeur
Que les uns sur les autres, armés, ils
se ruèrent,
Et lorsque finit le combat s’entretuèrent.
Le jeune voyageur erra encor longtemps
Et il vit enfin, de se délasser content,
Ignorant son sombre secret effroyable,
L’auberge maudite des enfants du Diable.
Sans poser la question qui le ferait
périr,
Il demanda : « J’ai faim.
Qu’avez-vous à m’offrir,
Les amis ? » « Tout
ce qui peut, seigneur, vous plaire. »
Répondirent les fils du Diable sans
colère.
Le voyageur dont on attendait le trépas
Se fit bientôt servir un excellent
repas,
Mangea fort bien, but fort mieux et paya
ses hôtes.
« Parbleu, étranger ! Tu as la
tête bien haute ! »
S’écria un diable en changeant de couleur.
Es-tu indifférent à notre noir malheur ?
Ton cœur est bien dur pour un homme de
poussière ! »
« Grâce à une auguste dame et ses
lumières,
Des affaires des gens je ne mêle pas,
Et je vous remercie du délicieux repas. »
Désespérés, les vils démons s’en
allèrent,
Quittèrent l’auberge maudite et la
brûlèrent
Pour que nul n’y trouvât un salutaire
abri.
Quand ils n’en laissèrent que les
fumants débris,
Ils retournèrent, tout tremblants, à la
géhenne.
Les yeux de leur père, Satan, luisaient
de haine,
Car ils avaient été vaincus par ce
mortel.
Mais il les renvoya ailleurs tenir
hôtel.
La récolte sera toujours abondante
Et l’enfer s’emplira d’âmes imprudentes.
Antonarello, lui, par les chemins erra,
Et à chercher fortune toujours persévéra ;
Peut-être la trouva-t-il, loin de l’Auberge,
En suivant les conseils de la bonne
Vierge.
[FIN DU CONTE: L'USTARIA DI I FIGLI DI U DIAULI]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 2 août 2015
Conte: L'Ustaria di i figli di u Diauli (L’Auberge des fils du Diable) (Partie III)
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