dimanche 15 mars 2026

Affres du sommeil

affres du sommeil

Souvent, un sommeil léger m’a conduit
À des régions terribles et vermeilles,
Et j’ai vu battre le cœur de la nuit
Qui contemple toujours et toujours veille.

Je me réveillais : c’était le matin
Des démons innombrables et difformes,
Du poète comme de l’assassin
Portant tous deux des fardeaux énormes ;

Comme sur un étrange et bleu chemin,
Je marchais librement dans mon rêve,
J’allais loin de moi-même et des humains
Ivre et empli d’amour et de sève ;

Je m’éloignais de la réalité
Et de ses cimes hautes et banales,
Je m’éloignais de la fatalité
Et de toutes les chimères finales !

Mon âme errait et n’avait pas de corps,
Mon corps errait et n’avait pas d’âme,
J’étais vivant et j’étais aussi mort
Et je grandissais comme une flamme !

Et de ces vagues sommeils de damné
Je m’éveillai avec le vertige,
Et comme si j’étais de nouveau né,
Plein de cris intérieurs et de prodiges.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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