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affres du sommeil Souvent, un sommeil léger m’a conduit À des régions terribles et vermeilles, Et j’ai vu battre le cœur de la nuit Qui contemple toujours et toujours veille. Je me réveillais : c’était le matin Des démons innombrables et difformes, Du poète comme de l’assassin Portant tous deux des fardeaux énormes ; Comme sur un étrange et bleu chemin, Je marchais librement dans mon rêve, J’allais loin de moi-même et des humains Ivre et empli d’amour et de sève ; Je m’éloignais de la réalité Et de ses cimes hautes et banales, Je m’éloignais de la fatalité Et de toutes les chimères finales ! Mon âme errait et n’avait pas de corps, Mon corps errait et n’avait pas d’âme, J’étais vivant et j’étais aussi mort Et je grandissais comme une flamme ! Et de ces vagues sommeils de damné Je m’éveillai avec le vertige, Et comme si j’étais de nouveau né, Plein de cris intérieurs et de prodiges. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2207.
dimanche 15 mars 2026
Affres du sommeil
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