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chthogan, oiseau des cauchemars Avant que le soleil ne se lève, Au moment où la nuit s'appesantit Sur les grands ainsi que sur les petits, Chthogan hante le manoir de nos rêves. Il vient, quand la nuit vient, et nous tourmente, Et, étrange et ténébreux visiteur, S'invite dans nos esprits et nos cœurs Dont il ouvre les portes fumantes ; Dans notre sommeil profond comme un gouffre, Il répand toujours son venin mortel, Et à des palais grands comme le ciel Remplis d'une vague odeur de soufre Il nous conduit. L'atmosphère est obscure, L’air est lourd et les êtres sont hagards, La création pose son noir regard Sur cette autre création impure ; Pour nous emporter, ses ailes ouvertes Sont aussi grandes qu’un grand océan, Et il s’envole au-dessus du néant Et s’envole au-dessus des choses mortes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 6 septembre 2023
Chthogan, Oiseau des Cauchemars
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