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Le billet Au Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d'un grain de moutarde que Nous ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes. (Coran 21, 47) Voici le Jugement dernier. Tous les êtres Sont rassemblés, et vont devant Dieu comparaître. Ils sont nus, déchaussés, à des fourmis pareils, Et s’ils levaient leurs mains, toucheraient le soleil, Hormis certains que Dieu a voilés de son ombre. Il en sait le destin comme il en sait le nombre. Une vaste balance est descendue des cieux. Un homme est appelé par son nom devant Dieu. Il s’approche et il voit, chose pour lui sinistre, Ses actions dans quatre-vingt-dix-neuf registres Dont chacun embrasse l’étendue de son œil. L’homme tremble de ces terrifiants recueils. Dieu lui demande, dans sa sagesse infinie : « Ce sont tes actions. Est-ce que tu les nies ? » L’homme s’écrie, sans les lire : « Je ne nie rien ! » « Trouves-tu injustes mes deux anges gardiens Qui avant le jour où elle te fut ravie, Écrivaient toutes les actions de ta vie ? » « Non, Dieu ! » « Crois-tu avoir fait une bonne action ? » « Non, Dieu ! » répond l’homme dans son affliction. Dieu lui dit : « Tu as tort. Pour que je te pardonne, Tu as fait une action que j’ai trouvée bonne. » L’homme lit alors : « Je suis certificateur Qu’Allah est le seul Dieu et le seul Seigneur, Et Mahomet est son serviteur et prophète. » Dans un petit billet. L’âme insatisfaite, Il s’écrie : « Ô Dieu ! J’implore ton secours ! Ce billet est léger, et ces registres lourds ! » « Ne crains de moi, dit Dieu, aucune injustice. » Alors que le pauvre homme attend son supplice, On met les registres, devant ses yeux inquiets, Dans un plateau, et dans l’autre on met le billet. |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 26 décembre 2020
Le Billet
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