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LE démon mendiant
Voilé par ses
haillons et par l’ombre,
Un démon que
méprisent les humains
Mendiait sa vie,
le soir, sur les chemins,
Ouvrant la main
comme une porte sombre.
On eût dit une
bête sauvage
Tuée par un
intrépide chasseur,
Chaque fois qu’il
soupirait sans douceur
Pour attirer
jusqu’à son rivage
La voile errante
de tout ce qui se passe :
Les rares marcheurs
et les chats chétifs,
La brise qui
caresse le récif,
La pâle étoile
et la saison lasse.
Il montrait sa
main tremblante et velue
Au monde, où il
ne tombe jamais rien,
Désert incommensurable
et ancien
Où il ne pleut
pas à perte de vue.
Ce démon, c’était
pourtant un homme !
Nous l’avons
rendu hirsute et mauvais,
Et un jour il
murmurera : « Je vais
Brûler le monde
comme Néron Rome !
Ma main est vide
comme mon ventre !
Vous ne me
donnez pas, alors je prends ! »
Et le démon
ténébreux et errant
Mange sa proie
et revient à son antre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 5 mai 2020
Le démon mendiant
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