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L'archet de la faim
La Faim,
musicienne muette,
Frotte avec un
geste nerveux
Son archet fait
avec nos cheveux
Sur nos ventres
et nos squelettes.
Jusqu’à la
réduire en cendres,
Sur l’expirante
humanité
Elle fait monter
et descendre
Cette lourde
calamité,
Les pauvres sont
son orchestre,
Les riches sont
ses spectateurs,
Et on la voit
dans les hauteurs
Du vaste opéra
terrestre ;
Ceux qui n’ont
rien dans le ventre
Et qui n’ont
plus rien dans le cœur
Chantent et crient
avant qu’elle n’entre,
Pareille à un
spectre vainqueur,
Pâles et le
regard servile,
Sans fin, sans
voix et sans répit,
Sales, cassés et
décrépits
Comme les
ruelles des villes,
Et elle agite sa
baguette
Sur les cadavres
des humains,
Et autour d’elle
cherche et guette
Comme un
voyageur son chemin.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 2 février 2020
L'archet de la Faim
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