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la grotte déconcertante
Bouche de la
montagne vorace,
La grotte emplie
de sombres enchantements
Voudrait dévorer
tout ce qui passe
Devant son ombre
et son épouvantement.
Sa porte est un
rocher couvert de mousse
Chenu comme une
tête de vieillard,
Rien d’autre sur
ses lèvres ne pousse,
Hormis un peu de
nuit et de brouillard,
Elle semble un
linceul de la nature
Où quelque chose
dort éternellement
Peut-être une
ancienne créature
Qui dans cet
antre soupire pâlement,
Peut-être aussi
une fée malade
Qui est chétive
et a les cheveux gris,
Lasse de notre
monde maussade
S’y endort-elle
et vaguement sourit ;
Elle est une
apparition de pierre
Habitante de la
forêt sans fin
Qui dit des
blasphèmes à la lumière
Et dont rien ne
peut assouvir la faim,
Aucun trésor
radieux ne peut reluire
Dans cette
grotte qui n’a pas de fils,
La gueule
ouverte, comme pour rire
De ce que l’homme
fait, de ce qu’il fit.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 6 décembre 2019
La grotte déconcertante
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
21:05
Libellés :
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poésie,
soupirs,
tunisie
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