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LE vinyle fantomatique
Le disque
magique tourne sur lui-même
Sans jamais être
las ni de vertige pris,
Et dans le livre
ouvert du soir il écrit
Des poèmes
heureux et des chansons blêmes.
Comme un verre d’un
vin luisant et mystique
Qui pleut de sa
bouteille ouverte en murmurant,
La tranquille
maison, songeant et soupirant,
S’emplit d’une
douce et éternelle musique,
Le jazz, dans la
chambre, s’envole comme une âme
Qui quitte le
corps noir du vinyle mourant
Et qui semble
aller en marchant et en courant
Et réchauffe les
cœurs seuls avec sa flamme,
Les sons
disparaissent vite ; on eût dit un songe
Ou une éphémère
et délicate vision,
Tout ce qui
existe n’est plus que dérision
Et la réalité
devient un mensonge.
C’est comme si
ce cercle infini qui tourne
Était hanté par
un spectre toujours vivant ;
On écoute et
aussi on regarde en rêvant,
Et dehors, il
fait froid et le ciel est morne,
Tandis que la vieille
musique tranquille
Qui rend la
solitude et le chagrin plus beaux,
Dans notre cœur
allumant son flambeau,
Sort des sillons
profonds du divin vinyle.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 2 octobre 2019
Le vinyle fantomatique
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