mardi 15 octobre 2019

Le marbre de la Méduse

le marbre de la méduse

Radieuse comme une étoile filante,
La Méduse passe au fond de la mer
Et elle reluit dans ses flots amers,
Apparition sublime et errante.

Fragile comme un rêve qu’on oublie,
Diaphane et immatérielle illusion,
On eût dit un spectre ou une vision
Qui du poète a la mélancolie ;

Elle emplit pourtant la mer immense
De son venin pétrifiant et dangereux
En surprenant les nageurs les plus preux,
Sans bras, sans jambes et sans défense,

Elle transforme les créatures
De la mer, en statues d’ombre et de sel,
Son peuple infini devient éternel,
Nature cachée sous la nature ;

Elle devient un temple de marbre
Qui est sans encens ni adorateurs
Qu’avaient chanté les antiques auteurs,
Et qui grandit dans l’immensité sombre.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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