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le marbre de la méduse
Radieuse comme
une étoile filante,
La Méduse passe
au fond de la mer
Et elle reluit
dans ses flots amers,
Apparition sublime
et errante.
Fragile comme un
rêve qu’on oublie,
Diaphane et
immatérielle illusion,
On eût dit un
spectre ou une vision
Qui du poète a
la mélancolie ;
Elle emplit
pourtant la mer immense
De son venin
pétrifiant et dangereux
En surprenant
les nageurs les plus preux,
Sans bras, sans
jambes et sans défense,
Elle transforme
les créatures
De la mer, en
statues d’ombre et de sel,
Son peuple
infini devient éternel,
Nature cachée
sous la nature ;
Elle devient un
temple de marbre
Qui est sans
encens ni adorateurs
Qu’avaient
chanté les antiques auteurs,
Et qui grandit
dans l’immensité sombre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 15 octobre 2019
Le marbre de la Méduse
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