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bénir le silence
Le Silence est profond comme un abîme
Et infini comme le firmament,
Et il se cache mais jamais ne ment
Et dit des choses sombres et sublimes ;
C’est un vieillard appuyé sur sa canne
Qui observe le monde et le comprend,
Aussi famélique qu’un chat errant,
La barbe longue comme sa soutane,
Qui passe avec son doigt vénérable
Sur la bouche, à tout ce qui est vivant
Ordonnant de se taire, et même au vent
Devenu un murmure misérable ;
Loin de lui, les oiseaux s’envolent et
chantent,
Le ruisseau s’arrête quand il le voit,
Rien ne daigne faire entendre sa voix,
La Création devient plus calme et lente
Et jette le brouillard comme un voile
Sur ses mystères et sur ses beautés,
Attendant qu’il passe avant de l’ôter,
Mettant ses nuages sur ses étoiles.
Et pourtant, le Silence qui erre
N’est point un tyran sans âme et sans cœur,
Tout l’aime et le bénit, ce doux
vainqueur
Qui de son bruit n’emplit pas la terre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 24 juillet 2019
Bénir le silence
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