l'amour d'une femme battue
N’en doute pas :
je suis vaincue et tu es vainqueur !
J’ai frémi de ta
gloire et de ta colère,
Tu as brisé mes
os, tu as brisé mon cœur,
Quand j’ai osé,
à mon insu, te déplaire,
J’ai tremblé de
tes coups répétés et puissants
Qui frappaient à
la fois mon corps et mon âme
Et qui faisaient
couler mes larmes et mon sang
Et me
rappelaient que je ne suis qu’une femme,
Comme la mort,
ta voix terrible me fait peur,
De tout ce que
je suis elle se courrouce,
Et ma jeunesse s’est
fanée comme une fleur
Dans l’ombre de
ta vie où jamais rien ne pousse !
Tu es un
monstre, or je t’aime et je n’y peux rien,
Comme on aime la
mer malgré ses tempêtes,
Comme on aime ses
souvenirs douloureux et anciens !
C’est insensé,
je sais ; je sais que c’est bête,
J’en mourrai peut-être,
certainement, tant pis !
Bien que tu sois
toujours violent et souvent ivre,
Bien que je ne
trouve chez moi aucun répit,
Sans cette
souffrance je ne pourrai pas vivre !
Les bleus que j’ai
partout dans le cœur et la peau
Sont pour moi de
petits cieux où toujours rayonne
Le soleil de l’amour,
éternel et si beau !
Je t’aime,
monstre infâme, et je te pardonne !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2182.
mardi 14 mai 2019
L'amour d'une femme battue
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