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terrains vagues
J’aime ces
terres où le corbeau croasse
Et où le vautour
dans la ciel passe
En cherchant des
animaux morts de faim.
Des ordures le
sinistre parfum
Y monte ainsi qu’une
pâle poussière
Et du soleil
cache la lumière,
Le poète y jette
ses mauvais vers,
Dieu des restes
incomplets d’univers
Et le peuple des
choses putrides.
Leur visage est
balafré de rides,
On dirait qu’elles
ont vécu mille ans ;
Dans ces noirs
restaurants, le milan
Mange des choses
mortes ou malades,
Rien n’y bouge
et tout y est vaste et fade.
Musées de l’immortelle
saleté
Par les spectres
du passé habités,
Ces terres ont
survécu au Déluge,
Le chat errant y
cherche un refuge,
Comme le poète
las des humains ;
Dans les
détritus formant des chemins
Où l’on marche
avec dégoût, on regarde
Animaux cassés
et lyres sans cordes,
Et on va dans l’insondable
brouillard
Qui marche sur
sa canne de vieillard.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 25 avril 2019
Terrains vagues
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