lundi 29 avril 2019

À découvert

à découvert

Ceux qui vivent toujours à découvert
Sont comme sous la pluie éternelle
D’un éternel et ténébreux hiver
Qui les inonde avec son eau cruelle ;

Ils marchent sous un sombre firmament
Plein de chiffres menaçants et rouges,
Qui gronde sur leur tête à tout moment,
Chaque fois que le vent autour d’eux bouge,

Le matin, le soir, au lever du jour,
Leur banque rugit comme la tempête
Alors qu’il fait chaud comme au fond d’un four
Et dans l’antre infâme d’une bête !

Tout ce qui existe leur semble cher,
Ils passent plus de temps aux bagatelles
Que n’en passera le Diable en enfer
Et au ciel la Licorne éternelle !

Comme un prisonnier remplissant de croix
Les murs de sa petite cellule,
Ils attendent avec espoir et effroi
La fin du mois et du crépuscule,

En oubliant que tout sera pareil
Le mois suivant, et que rien ne change
Pour les damnés vivant loin du soleil
Dans la nuit épaisse comme la fange.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Mon avis sur cet article: