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à découvert
Ceux qui vivent
toujours à découvert
Sont comme sous
la pluie éternelle
D’un éternel et
ténébreux hiver
Qui les inonde
avec son eau cruelle ;
Ils marchent
sous un sombre firmament
Plein de
chiffres menaçants et rouges,
Qui gronde sur
leur tête à tout moment,
Chaque fois que
le vent autour d’eux bouge,
Le matin, le
soir, au lever du jour,
Leur banque
rugit comme la tempête
Alors qu’il fait
chaud comme au fond d’un four
Et dans l’antre
infâme d’une bête !
Tout ce qui
existe leur semble cher,
Ils passent plus
de temps aux bagatelles
Que n’en passera
le Diable en enfer
Et au ciel la
Licorne éternelle !
Comme un
prisonnier remplissant de croix
Les murs de sa
petite cellule,
Ils attendent
avec espoir et effroi
La fin du mois
et du crépuscule,
En oubliant que
tout sera pareil
Le mois suivant,
et que rien ne change
Pour les damnés
vivant loin du soleil
Dans la nuit
épaisse comme la fange.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
lundi 29 avril 2019
À découvert
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