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les voyages de la tristesse
Maintes
fois, ma tristesse m’a conduit,
Comme
le vent d’hiver conduit les voiles,
A
aller sous la lune qui reluit,
Éclairé
par la pensée, cette étoile !
J’ai
erré dans les vastes continents
De
ma défunte et souriante jeunesse,
Qui
ne sont plus que des déserts traînants
Où
les serpents s’enroulent avec paresse ;
J’ai
marché dans les pays enchantés
De
mes rêves emplis de lumière,
Désormais
des manoirs épouvantés
Où
hurlent les goules meurtrières ;
J’ai
parcouru les éternels sentiers
Où
mon âme allait, libre et légère,
Et
qui sont devenus soudain altiers
Comme
de vagues terres étrangères,
J’ai
visité les contrées de mon cœur,
Autrefois
si riches et si fertiles,
Vaincues
aujourd’hui par le temps vainqueur,
Inondées,
asséchées et inutiles !
Tout
a changé, hélas ! les enchantements,
Les
joies menues, les grandes extases,
Quittent
mon cœur et s’envolent lentement
Comme
des génies d’un profond vase.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 19 mars 2019
Les voyages de la tristesse
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