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l'ennui
Comme un aigle
invisible aux griffes acérées,
L’Ennui nous
conduit à des régions abhorrés,
Emplies de
ténèbres, où il mange nos cœurs
Qu’il lacère d’abord
avec son bec vainqueur,
Charognes sanglantes,
sinistres, infâmes,
Où le Souvenir grave
le sourire d’une femme,
Le visage d’un
mort, éphémère et hagard,
Qui s’efface
lentement comme un peu de brouillard
Dans le sombre
printemps des jours de notre vie,
Maintes joies
par notre destin soudain ravies,
Un amour de
jeunesse, un invincible nom,
Quand les yeux
disent oui et la bouche dit non !
L’Ennui nous désenchante
et toujours nous dévore,
Il fait se
ressembler toutes les aurores,
Toutes les
nuits, toute les mers, tous les printemps,
A chaque carrefour
ce monstre nous attend,
Les yeux grands
ouverts et luisants dans l’ombre,
Autre Sphinx
nous posant son énigme sombre
Et versant son
poison hideux dans notre sang !
Comment lutter
contre l’Ennui tout-puissant
Dont notre
esprit est la sinistre demeure
Et qui nous fait
compter les jours et les heures ?
Rien ne peut
être fait, cet ennemi têtu
Ne peut être
vaincu, ni même combattu,
Rien ne peut
nous sauver de sa sombre étreinte
Qui comprime nos
os et soudain nous éreinte,
Pareils aux
voyageurs errant dans le désert
La bouche aussi
sèche que le sable et l’enfer !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 10 mars 2019
L'Ennui
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