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CONTE: LE MARTEAU DU TROLLE (PARTIE IIi)
III. La deuxième épreuve à laquelle Nils se vit
obligé de participer
Tous les jours, Stock reçoit de
nouvelles commandes
Et à son apprenti, le vrai maître,
demande
De les honorer pour lui, le payant très
peu
Alors qu’il est tout seul dans le fer et
le feu.
La renommée de Stock est devenue telle
Qu’on vient de partout voir les œuvres
immortelles
De Nils, et dont il fait croire qu’il
est l’auteur.
Un jour, un puissant roi, auguste
visiteur,
Vient et dit vouloir voir la fameuse
serrure.
Il l’examine et dit : « Une
chose est sûre :
Quand on fait cela, on est habile
artisan.
Je parie, toutefois, sans être
méprisant,
Que j’ai dans mes États un plus habile
encore. »
Sans hésitation, Stock accepte le pari.
Nils et le forgeron du roi, qui a ri,
Ont tous les deux deux jours, et pas une
autre aurore,
Pour faire le meilleur couteau. Stock
prie encore
Son apprenti de s’en charger, et lui
promet
Une récompense s’il gravit ce sommet.
Entretemps, il a vu un ami de son père
Qui lui a dit que, terrassé par la
misère,
Ce dernier à mendier sa vie est réduit.
Nils, éploré, va dire à Stock : « Aujourd’hui
On m’a dit que mon père est un
misérable.
Ah ! pour sauver cette tête
vénérable
J’ai besoin de votre aide, et sans vous
offenser,
C’est ainsi que je veux être récompensé. »
« Fais le travail, d’abord !
répond le cruel maître,
Attends deux jours seulement, bientôt tu
vas être,
Si tu gagnes, bien sûr, récompensé très
bien.
Si tu ne gagnes pas, certes tu n’auras
rien.
Ton père, que je plains, peut encore
attendre. »
Nils, sans rien lui dire, le cœur
furieux et tendre,
S’enferme de nouveau dans son sombre
atelier
Battant le fer fumant et inhospitalier,
Imaginant qu’il bat la pauvreté sombre
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 7 juin 2017
Conte: Le Marteau du Trolle (Partie III)
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