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CONTE: HISTOIRE DE MOUCHERON (PARTIE ViI)
VII. Moucheron devient le coureur du roi
Le chétif Moucheron voit sans épouvante
Son adversaire, une montagne vivante,
Colosse impressionnant de voir ce nain
surpris
Qu’il regarde de haut en bas avec mépris
En pensant qu’il pourrait le tenir dans
sa paume.
C’est le meilleur coureur de tout le royaume.
Le signal est donné ; pour montrer
sa vigueur,
Le géant s’élance sans délai et sans
peur
En faisant d’énormes enjambées.
Tranquille
Grâce à ses pantoufles, Moucheron reste
immobile
Tout d’abord, puis glisse comme un
poisson dans l’eau
Sur le gazon qui semble aux spectateurs
un flot,
Et il arrive au but, laissant loin
derrière
Le coureur essoufflé, plein d’ardeurs
guerrières.
Les spectateurs, éblouis par cet insigne
exploit,
Applaudissent Moucheron, qui va devant
le roi
Se prosterner, et lui dit avec
modestie :
« Si votre Majesté après cette
partie
M’en juge digne, me fera-t-elle l’honneur,
Que j’espère gagner, de devenir son
coureur ? »
« Tu seras mon coureur, répond le
roi, affable,
Tu mangeras, et tous les jours, à la
table
De mes serviteurs les plus proches, tu
seras
Bien logé, bien nourri, par an tu
recevras
Cent pièces d’or pour tes loyaux
services. »
Moucheron, dont l’âme est bonne et le cœur
sans vices,
Et qui ne connaît pas, hélas, le cœur humain,
Entre dans ses fonctions, avec joie, le
lendemain.
Par sa promptitude et le zèle qu’il
épouse,
Il devient très proche du roi. Âmes
jalouses,
Lui enviant ses faveurs, les autres
employés
Dans une sombre mer de fiel sont tous
noyés.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 20 juin 2017
Conte: Histoire de Moucheron (Partie VII)
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