Affichage des articles dont le libellé est virus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est virus. Afficher tous les articles

jeudi 12 mars 2020

Toux cuivrée

toux cuivrée

Votre semblable tousse : fuyez-le !
Fuyez donc ce damné comme la peste,
Avant que vous ne soyez pâle et bleu,
Pour que votre sang dans votre corps reste !

Fuyez ce pestiféré, malheureux !
Regardez-le : il tousse et éternue,
Et pour lui éviter un sort affreux
Il serait peut-être mieux qu’on le tue.

La peur au ventre et le mépris au cœur,
Un masque sur le nez et la bouche,
Marchez loin du sombre virus vainqueur
Qui vous promet une mort farouche ;

L’homme qui tousse est un virus errant !
Marchez loin de celui qui vous ressemble
Et de vous est pourtant si différent,
Et que le mortel du mortel tremble !

Pillez aussi les vastes magasins,
Barbares et futiles créatures !
Soyez des Croisés et des Sarrasins
Si vous voulez votre nourriture !

Il tousse, ce maudit ! Il va mourir !
Entendez-vous cette clameur de cuivres ?
Il est temps de jurer et de courir,
Fuyez ce mort si vous voulez vivre !


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 7 février 2020

Pandémies et félicités

pandémies et félicités 

Referme ta boîte, ô Pandore !
Femme qui assombrit nos aurores
Avec des maux puissants et différents,
Dans la nuit du monde spectres errants !

Quand nous sommes seuls, tremblants et malades,
Quand notre corps est une estafilade
Et devient soudain une mer de sang,
Quand nous sommes damnés et impuissants,

Quand le soleil embrase nos deux ailes,
Avec cruauté tu nous rappelles
Notre insurmontable fragilité
Et les petits que nous avons été ;

Tu répands, comme de grandes flammes,
Les maladies du corps et de l’âme,
Pour que les virus et les dépressions
Viennent nous ronger sans compassion,

Et tu nous laisses seuls avec la vie.
La force et la joie nous sont ravies
Comme on prend ses jouets à un enfant,
Et notre destin toujours triomphant

Vient et à bras-le-corps nous emporte
Vers des chambres noires et sans portes
Dont les lits sont profonds et enflammés,
Loin de tous ceux que nous avons aimés.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène