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RE-tout le monde se plaint de la cruelle envie
D’après
le poème « Tout le monde se plaint de la cruelle envie » de
Jean de Sponde (1557 – 1595), duquel je ne garde ici que la première
strophe.
Tout
le monde se plaint de la cruelle envie
Que
la nature porte aux longueurs de nos jours :
Hommes,
vous vous trompez, ils ne sont pas trop courts,
Si
vous vous mesurez au pied de votre vie.
La
vie est monotone et longue, au contraire,
Les
jours sont à la fois pareils et différents,
Et
nous allons comme les voyageurs errants
Dans
les mêmes chemins où la race humaine erre.
La
vie est une mer qui emporte nos voiles
Au
port ou au néant – qui pourra le savoir ?
Dans
la nuit immense nous ne pouvons voir
Et
nous cherchons en vain l’oiseau et l’étoile.
Déployez
vos ailes, ô jours éphémères !
Celui
qui comptera vos rides va souffrir,
On
est en train de vivre et aussi de mourir,
Nul
ne comptera vos innombrables chimères,
C’est
comme s’il comptait avec ses doigts les ondes !
Partout
où nous irons, nous serons toujours seuls,
Et
nous portons l’ennui comme un pesant linceul
Qui
a couvert tous les cadavres du monde.
Il
faut donc remercier la Mort douce et clémente
Qui
vient nous moissonner et qui vient nous cueillir,
Car
moi, elle ne me semble pas nous haïr
Mais
nous aimer, et c’est la vie qui nous tourmente.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 19 juin 2020
Re-Tout le monde se plaint de la cruelle envie
vendredi 8 juin 2012
L’envie d’aimer
L’envie d’aimer
Déesse, je te vis,
Rayonner dans l’ombre
Devant mes yeux
ravis,
Je te vis,
sereine,
Remuer comme une
fleur
Ta chevelure
souveraine
Et emplie de
senteurs,
Dans tes yeux
moroses
Et qui semblent
joyeux,
Je vis quelque chose
Qui vient des
cieux !
Pareille à l’aurore,
Pareille à une
lueur,
De reluire je t’implore
Dans l’azur de mon
cœur !
Du vent qui te
caresse
Et qui rougit ta
peau,
N’écoute pas la
détresse !
N’écoute pas l’oiseau
Qui s’envole et te
chante
Des hymnes pleins
d’amour !
Entends,
nonchalante,
Et qui sourit
toujours,
Les divins
murmures
De ma lyre qui
bénit
Et ta beauté pure,
Et tes charmes
infinis !
Pour que tu
ressuscites
Mon cœur mort,
embrasé
Par tes grâces,
Aphrodite,
Donne-moi un
baiser
Ou souris, épique,
A mon cœur amoureux,
Comme dans les
contes antiques
Une dame à un
preux !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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