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lundi 30 janvier 2017

La nymphe et le satyre

La nymphe et le satyre

Francesco Albani, Nymphe et Satyre (?)

Dans les bois profonds, le satyre hirsute
Berce la blanche nymphe avec sa flûte ;
le parfum aux abois maudit l’odeur,
La beauté est chantée par la laideur.

Un jeune amour qui vole contemple
Ces deux divinités dans leur temple
Assises, l’une adorée à loisir
Et l’autre emplie d’un ténébreux désir,
Eternel comme le ciel et l’aurore,
Du vain amour vivantes métaphores !
La nymphe est pensive et entend sans voir
Gémir doucement cette brise du soir
Venue célébrer ses grâces d’airain ;
Le satyre avec le même refrain
Attendrit sans se lasser sa belle,
Vaincue bien qu’elle demeure rebelle
Par ce poète grossier des grands bois, 
Indifférente et le cœur aux abois !
Le vent, qui passe et qui se retire,
Répète la mélodie du satyre
Ne cessant point de chanter et blêmir
Et que sa nymphe aime faire gémir.


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène

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